Portrait d’artistes : Juliette Langlet

Juliette Langlet est diplômée de Biochimie. Attirée par le verre, autodidacte, elle fait preuve de patience et d’observation et pratique, aujourd’hui, l’art du vitrail depuis onze ans. Avant de s’installer à La Gacilly, la jeune vitrailliste exerçait à Cambrai, dans le Nord de la France.

Elle utilise deux techniques, la traditionnelle au plomb et la technique dite « Tiffany », au cuivre. Cette dernière  permet de réaliser des modèles plus modernes, plus légers et plus petits. Il s’agit d’une manière différente et moderne de travailler le vitrail et de le sortir du lieu habituel où il est visible : l’église. Juliette Langlet propose des pièces originales, des appliques, des lampes, des bijoux qui semblent être des sculptures.

Elle propose, ici, un grossissement d’une empreinte digitale d’un artiste pour montrer « que celui-ci « a » ou
« transpire » de la couleur jusqu’au bout de ses doigts ».

Portrait d’artistes : Jeong Hee

Artiste et créatrice de bijoux d’origine sud-coréenne, Jeong Hee débute dans la mode après un diplôme de styliste à Paris. Elle étudie les techniques de fabrication de bijoux en argent à Londres, où elle a également l’occasion de présenter ses créations artistiques, installations, sculptures et peintures. A présent installée en Bretagne, à Audierne, Jeong Hee expose ses travaux dans les galeries et les salons de métiers d’art, à Paris et en province.

Elle aime utiliser la matière à disposition autour d’elle. « Ce sont comme d’heureuses rencontres, où les éléments récoltés ici et là coïncident avec mon processus créatif et où l’environnement, l’atmosphère, l’ambiance sonore sont prépondérants. Toutes les réflexions philosophiques, politiques ou poétiques présentes dans mes travaux sont au service de l’esthétique, de l’harmonieux, une expérience artistique empreinte de respect et de liberté. »

Quelle serait l’empreinte d’un oiseau en vol ? « Pouvoir résumer ce sentiment de joie en glissant dans l’air, ne
pas capturer mais libérer cette légèreté, cet appel au voyage. Associer les matières métalliques, artificielles,  organiques. Utiliser les lignes d’argent et les fils translucides pour réinventer autant de reflets de lumière
des traînées de la plume. »

Portrait d’artistes : Alain Guiot

Depuis 2005, Alain Guiot crée des luminaires et des objets de décoration en béton auxquels il associe des matières telles que le bois, le verre, le métal, le cuir, la céramique ou encore, depuis 2012, la dentelle ancienne.

« Des « mariages » de matières opérés dans mes créations autour du béton naissent des contrastes entre fragilité et force, légèreté et poids, douceur et rugosité, modernité et tradition. Cette recherche permanente a toujours été le fil conducteur de mon travail. »

Dans cette même approche, associer la dentelle ancienne au béton relève du challenge technique et confère une dimension artistique à ce matériau si souvent, trop souvent, perçu comme manquant de noblesse. C’est bien en ce sens que se définit de façon permanente le travail d’Alain Guiot : redorer l’image du béton, provoquer l’interrogation, lui donner du « corps » et du « cœur ».

Portrait d’artistes : Marie-Hélène Raballand

Marie-Hélène Raballand s’inspire de toute chose qui la touche et évoque chez elle de l’émotion. Un voyage, un concert, son pays d’origine et ses traditions, de la musique, une personne… se transforment en images qu’elle reproduit au crayon de bois ou au fusain sur une toile. Et c’est là qu’entrent en scène les couleurs. Chacune d’elles prendra la place d’une ombre et petit à petit, le dessin en noir et blanc se transformera pour devenir lumière.

Marie-Hélène Raballand est originaire d’orthez, dans le Béarn. Elle grandit dans le monde de l’Art avec un papa photographe et peintre. Après un Bac Littéraire option arts plastiques, puis deux années de Droit, elle obtient une licence d’Histoire de l’Art. Elle veut à cette époque devenir commissaire-priseur, mais la vie en décide autrement… Aux côtés d’un restaurateur d’œuvres d’art, elle découvre de nouvelles techniques et gagne les clés pour apprendre à décoder les œuvres et la personnalité de leur créateur.
De son combat victorieux contre la maladie naît un nouveau regard sur le monde qui l’entoure. Elle exprime alors son désir de vivre par une peinture colorée et chatoyante, influencée par le Fauvisme.

 

 

©A.Epaillard

« Cette vie, je la savoure tous les jours, la vie c’est une palette, une palette de couleurs, vives quand nous sommes heureux, sombres quand nous sommes plus moroses. »
Elle aime « appliquer un fond sombre à ses oeuvres qui, de façon artistique, fait ressortir la beauté des couleurs, et de façon plus psychique, représente la noirceur du monde dominé par la magie de la vie ».

A découvrir jusqu’au 14 mai 2017 à La Passerelle !

Portrait d’artistes : ScenocoSme : Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt

Le couple d’artistes Scenocosme réunit Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt. Ils vivent en région Rhône-Alpes en France et travaillent ensemble depuis 2003. Leurs créations singulières prennent forme à travers diverses expressions: installations interactives, art plastique, art numérique, art sonore, performances collectives etc…

En distillant la technologie numérique, ils en font ressortir des essences de rêve et de poésie, ils en utilisent ainsi la partie vivante, sensible voire fragile.

 

Artistes plasticiens, ils détournent diverses technologies pour  créer des oeuvres d’art contemporaines. Ils développent la notion d’interactivité, par laquelle l’œuvre existe et évolue grâce aux relations corporelles et sociales des spectateurs. Ils réalisent ainsi d’étonnantes hybridations entre technologies et éléments vivants ou naturels (végétaux, humains, eau, bois, pierres…). La plupart de leurs oeuvres interactives perçoivent diverses relations invisibles entre les corps et l’environnement. Ils rendent sensibles les variations énergétiques infimes des êtres-vivants en proposant des mises en scène interactives où les spectateurs partagent des expériences sensorielles extraordinaires.

Leurs œuvres sont présentées dans de nombreux musées, centres d’art contemporain et festivals d’art numérique dans le monde.

A découvrir jusqu’au 14 mai 2017 !

Portraits d’artistes : Guy Terrier

©A. Epaillard

Dans le cadre de l’exposition « Frontières intimes », Guy Terrier nous propose des toiles aux cadrages souvent cinématographiques.

Il privilégie la mise en exergue du contexte dans lequel s’inscrit un sujet, plus que le sujet lui-même. Ce travail est fortement présent dans ses représentations de la vie urbaine, où se retrouvent conceptualisés oppression et sentiment de solitude qu’il accole à son thème de prédilection actuel qu’est la capitale nippone Tokyo.

Quand des personnages colorés semblent traverser un monde incertain, l’artiste explore la relation de l’individu à la communauté, et nous invite à méditer sur les frontières qui nous traversent…

Ses compositions reposent pour beaucoup sur un esthétisme graphique et l’utilisation d’une palette de couleurs harmoniques. Artiste pressé, il ressent l’urgence de créer et d’obtenir au plus vite sur la toile les images et impressions qui l’habitent. Il opte ainsi tout naturellement pour la technique acrylique qui, à ses yeux, est la seule pouvant transmettre l’élan, la violence et la spontanéité qui caractérisent son travail.

Portraits d’artistes : Miki Nakamura et Jean-Michel Letellier

Exposition "Fibres sensibles" à la Passerelle à La Gacilly

Exposition « Fibres sensibles » à la Passerelle à La Gacilly

La Passerelle a le plaisir d’accueillir en ses murs les œuvres de Jean-Michel et Miki Letellier-Nakamura.  Ces artistes travaillent le papier depuis la fibre de mûrier et nous livrent leur vision de sa métamorphose.

Après avoir fait tout son apprentissage en Asie, Jean-Michel monte son atelier, en 2011, dans une friche industrielle.

Une recherche de plusieurs années les a amenés, lui et sa femme Miki Nakamura, à fabriquer les premiers papiers insérés dans du verre feuilleté.  Les papiers sont destinés à la réalisation de panneaux, portes et cloisons dans l’esprit des « shoji ». Leur collaboration leur ont permis de définir un style franco-japonais en accord avec leur philosophie : légèreté, transparence, évanescence.

La fibre qu’ils utilisent est de la fibre traditionnelle issue de l’écorce de mûrier. La cellulose se trouve dans le liber entre l’écorce verte et le cœur, c’est la partie vasculaire par où circule la sève de l’arbre.

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Miki Nakamura utilise cette fibre cuite et blanchie avant qu’elle ne soit battue. Elle l’étire puis met en forme cette fibre mouillée sur des moules. Une fois la fibre sèche, elle réalise ses compositions. Son travail est axé sur la fragilité, la légèreté et la transparence.

Jean-Michel Letellier lui utilise cette fibre une fois battue. Elle se transforme en pâte et permet de fabriquer des feuilles qui l’appelle des « muraux ». La feuille n’est plus un support mais une œuvre en soi. Son premier travail fut de développer le filigrane qui est un dessin formé par la différence d’épaisseur du papier. Plus tard, il revisita l’image de la feuille en réalisant un dégradé dans son épaisseur, dégradé prolongé par un entrelacs avec des absences de matière.

A eux, ils ont su donner une nouvelle expression au papier. Le papier est un écran qui capte la lumière et la diffuse en provoquant une ambiance plus sereine que la lumière directe. Dans le verre feuilleté le papier apporte le végétal au minéral du verre. Quand la lumière traverse le papier protégé par le verre c’est toute la fibre qui s’illumine. Les verres deviennent des vitraux.

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Portrait d’artiste : Céline Lecoq

Céline Lecoq, artiste de l'exposition "Fibres sensibles" à La Passerelle à La Gacilly

Céline Lecoq, artiste de l’exposition « Fibres sensibles » à La Passerelle à La Gacilly

Diplômée de l’école Duperré à Paris, Céline Lecoq a travaillé pendant 5 ans en free-lance, en tant que créatrice textile. Elle a notamment réalisé des maquettes textiles pour des éditeurs comme Nobilis ou Zimmer & Rohde, conçu des imprimés pour la décoration du Bon Marché, réalisé des broderies Haute Couture pour Christian Lacroix…

Depuis 2004, elle réalise des dessins de broderies pour la Haute Couture (Chanel, Dior, Valentino, Armani…) par le biais de la maison Hurel à Paris.

Parallèlement, elle a ouvert en août 2014 sa boutique l’Atelier Sensible à Rochefort en Terre. Elle y présente des photographies, peintures, bijoux et surtout des tableaux en assemblages de tissus re-brodés de matières utilisées en Haute Couture, représentant des paysages colorés et oniriques, dont la délicatesse peut rappeler l’art japonais qu’elle a toujours affectionné.

S’inspirant de la nature, Céline utilise le tissu comme matière première qu’elle transforme et re-travaille pour se l’ approprier en accumulant les techniques : teinture, décoloration, découpage, déchiquetage, ré-assemblage, plissage, broderie, impression sérigraphique sont autant d’ interventions qu’ elle utilise pour transformer la matière et re-créer des « paysages intérieurs » exprimant sa sensibilité.

 

Portrait d’artiste : Yann Pendariès

yann-pendariesIl est photographe professionnel indépendant, diplômé de l’école Icart Photo (Paris, France) en 2005. Il a travaillé depuis pour de nombreuses entreprises et agences de communication, réalisant ainsi des reportages évènementiels, des photos packshot, natures mortes de bijoux de luxe, maquillage, vins & champagnes, des campagnes publicitaires, et de la photographie corporate. Son goût pour la photographie artistique (arrivé 5e de sa promotion, il a reçu les félicitations du jury lors de l’obtention de son diplôme de photographie) l’a également amené à réaliser plusieurs séries personnelles : « My tree, my roots », « Le tour d’Europe en montgolfière en 80 jours », « Les fontaines Wallace à Paris », et la toute dernière « Les tout petits métiers », une série d’autoportraits dans laquelle il se met en scène comme l’acteur principal de métiers miniatures imaginaires…

Le temps dans sa vie est omniprésent, les horloges et cadrans tapissent les murs de son intérieur, et c’est pour cela qu’il a réalisé trois photographies sur le thème des horloges, montres et du temps qui passe. L’appareil photo et la photographie sont les outils majeurs du temps, car le déclenchement d’un millième de seconde fige pour l’éternité un moment de vie, c’est pour cela aussi que la photo fait partie intégrale du sujet sur le temps.

Du « Remonteur de temps » assis sur une montre à gousset, qui remonte le temps pour vous et vous ramène vos plus beaux souvenirs, au « monteur de rouages » qui assemble le mécanisme d’une vieille horloge quand le temps s’est arrêté, et au « Jongleur » qui joue avec les cadrans et les heures qui passent, il nous laisse découvrir tout un imaginaire surprenant et onirique. Chaque image transporte le spectateur dans un monde où les dimensions s’effacent avec humour au profit du rêve…

#Broceliande #PaysdeLaGacilly

Portrait d’artiste : Morgane Côme

Née à Epinal, Cité de l’Image, en 1988, Morgane Côme a grandi en Lorraine, région morgane-comemarquée par une forte tradition industrielle et artisanale. Sa formation de graphiste l’a amenée à m’installer à Londres où elle a exercé ce métier pendant cinq ans. Au fil des rencontres et des expériences professionnelles, elle a enrichi sa culture graphique, son intérêt pour la typographie et les métiers manuels et découvert une passion: la peinture en lettres. Depuis février 2014,  elle apprend les techniques traditionnelles du peintre en lettres grâce à des artistes très expérimentés comme Mike Meyer ou Pierre Tardif.

Elle a également co-fondé le collectif « The Brushettes » pour décrocher des premiers projets professionnels à Londres. Dans le cadre de sa pratique, elle peint à main levée sur des façades, enseignes, vitrines, véhicules… Le peintre en lettres ne se contente pas d’écrire et de reproduire des lettres, il leur donne du sens. Morgane décline donc la lettre sous toutes ses formes, afin de lui transmettre l’esprit du lieu pour qu’elle devienne porteuse d’un message, d’une identité. Elle s’inscrit autour du lien entre tradition et modernité. Les formations proposées dans le domaine de la peinture en lettres étant très rares, elle s’applique à respecter les techniques traditionnelles tout en mettant les compétences acquises au service de projets avec des visuels contemporains.

Sa passion pour la peinture en lettres l’a amenée à comprendre l’importance de l’héritage de la lettre à travers les siècles. Par exemple, les signes fantômes, ces lettrages dont on devine les contours effacés au bord des routes nationales, illustrent bien l’héritage de ce métier. Avec la calligraphie, c’est l’importance de la maîtrise de la plume qui a laissé ses empreintes dans les formes des lettres jusqu’à aujourd’hui.

Ont participé à l’oeuvre exposée :
Morgane Côme: Concept et peinture en lettres, Graphiste et peintre en lettres, Epinal
Benjamin Le Bellego: Découpe et assemblage structure, Etudiant à l’ENSTIB, Epinal
Quentin Le Janon: Plaquage et gravure laser, Co-fondateur In’Bô, Les Voivres
Christin Georgel: Typographie bois (letterpress), Imprimeur d’Art, En l’encre nous croyons, Gérardmer
Victor Bert: Taille lapidaire, Graveur et calligraphe, Bordeaux

#Broceliande #PaysdeLaGacilly