Portraits d’artistes : Miki Nakamura et Jean-Michel Letellier

Exposition "Fibres sensibles" à la Passerelle à La Gacilly

Exposition « Fibres sensibles » à la Passerelle à La Gacilly

La Passerelle a le plaisir d’accueillir en ses murs les œuvres de Jean-Michel et Miki Letellier-Nakamura.  Ces artistes travaillent le papier depuis la fibre de mûrier et nous livrent leur vision de sa métamorphose.

Après avoir fait tout son apprentissage en Asie, Jean-Michel monte son atelier, en 2011, dans une friche industrielle.

Une recherche de plusieurs années les a amenés, lui et sa femme Miki Nakamura, à fabriquer les premiers papiers insérés dans du verre feuilleté.  Les papiers sont destinés à la réalisation de panneaux, portes et cloisons dans l’esprit des « shoji ». Leur collaboration leur ont permis de définir un style franco-japonais en accord avec leur philosophie : légèreté, transparence, évanescence.

La fibre qu’ils utilisent est de la fibre traditionnelle issue de l’écorce de mûrier. La cellulose se trouve dans le liber entre l’écorce verte et le cœur, c’est la partie vasculaire par où circule la sève de l’arbre.

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Miki Nakamura utilise cette fibre cuite et blanchie avant qu’elle ne soit battue. Elle l’étire puis met en forme cette fibre mouillée sur des moules. Une fois la fibre sèche, elle réalise ses compositions. Son travail est axé sur la fragilité, la légèreté et la transparence.

Jean-Michel Letellier lui utilise cette fibre une fois battue. Elle se transforme en pâte et permet de fabriquer des feuilles qui l’appelle des « muraux ». La feuille n’est plus un support mais une œuvre en soi. Son premier travail fut de développer le filigrane qui est un dessin formé par la différence d’épaisseur du papier. Plus tard, il revisita l’image de la feuille en réalisant un dégradé dans son épaisseur, dégradé prolongé par un entrelacs avec des absences de matière.

A eux, ils ont su donner une nouvelle expression au papier. Le papier est un écran qui capte la lumière et la diffuse en provoquant une ambiance plus sereine que la lumière directe. Dans le verre feuilleté le papier apporte le végétal au minéral du verre. Quand la lumière traverse le papier protégé par le verre c’est toute la fibre qui s’illumine. Les verres deviennent des vitraux.

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