Portrait d’artistes : Michel Charlier – Haldorf

Michel CHARLIER-HALDORF
Artiste peintre

Né dans les Ardennes, c’est au cours de son adolescence que Michel Charlier-Haldorf prend conscience de l’attrait qu’exerce sur lui la nature. La forêt, les sites rocheux et légendaires de la vallée de la Meuse ou de la Semois retiennent  particulièrement son attention. Ils restent gravés dans sa mémoire.

Les rochers, avec lesquels l’artiste éprouve une sorte de connivence immédiate, restent aujourd’hui son thème de prédilection. Face à eux, il a directement accès à des archives présentes dans tous leurs éclats. L’écriture est chaotique, visible à fleur de roche, mais non lisible. Il scrute particulièrement les indices du désordre affectant la pierre ; cassures, brisures, fêlures… La perception visuelle « de la géométrie fractale » de la roche est à l’origine de la mise en œuvre, à l’atelier, du tableau.

Au cours du travail de la matière picturale, la vision de la chose se substitue progressivement à la vue de la chose. Quand l’articulation des lignes directrices et l’orchestration des couleurs constituent un ensemble cohérent, le tableau est ce qu’il doit être, « un fait plastique » ; une forme symbolique qui fait sens. Dès que la vue et la vision trouvent un terrain d’entente, le compromis est signé sur la toile. Sa peinture n’est pas démonstrative, elle n’a pas de message explicite à délivrer. Trait d’union entre le peintre et son environnement, le tableau rend la roche à son mystère et fait entendre ce qui ne se dit pas.

 


Allaire (56) | m.charlier-haldorf@wanadoo.fr

Portrait d’artistes : Franck Sordot

Franck SORDOT
Artiste peintre

Héritier d’un environnement où le dessin et la peinture tenaient une place essentielle, très jeune, Franck Sordot dessine et fait ses premières tentatives à l’aquarelle, habité par un impérieux besoin de créer à travers les multiples moyens d’expression existants.

Depuis ses débuts le paysage demeure son sujet de prédilection. Il décode, mémorise, puis traduit ses coups de cœur sur le site ou en atelier. Toujours soucieux des structures, la gestion de l’espace et la mise en couleur confirment la cohérence.

Indéniablement une force nouvelle se dégage de toutes ses dernières œuvres, de ces paysages somptueux à la limite de l’abstraction, continuation naturelle d’un chemin qui refuse la dangereuse fidélité à « un style » qu’il sait être un redoutable obstacle au processus évolutif de l’artiste. Le trait et la couleur s’imposent. Tout est parfaitement équilibré. La composition n’est jamais le fruit du hasard. On devine en amont la recherche fébrile, rigoureuse, passionnée. Franck Sordot nous offre un long parcours épris de liberté.

 

 


Atelier Workshop | Sixt sur Aff (35)
02 99 70 02 23 |
franck.sordot@orange.fr
Facebook Franck Sordot
www.francksordot.fr 

Portrait d’artistes : Chris Le Guen

Chris LE GUEN
Artiste peintre

Chris Le Guen est née à Alençon en Normandie. Elle a fréquenté l’école des Beaux-Arts d’Amiens. En 1967, elle part pour les Etats-Unis où elle suit les cours de l’Université California Los Angeles. Elle se perfectionne au contact d’artistes californiens avec qui elle collabore. En 1991, elle revient en France et travaille par série dans son atelier du Sud-Ouest. Depuis 2014, elle travaille dans son atelier à Saint-Perreux. Ses œuvres de style figuratif ou abstrait, figurent dans des collections privées en France, en Allemagne et aux Etats-Unis.

La Série Innerworld a débuté en 2004. Ce sont des toiles entièrement noires à partir desquelles l’artiste s’efforce d’en faire ressortir la lumière. Les œuvres d’art présentées tout au long du parcours, questionnent sur la perception de la lumière.

Comment ressentir la lumière? Comment rendre réel l’immatériel ? Ce qui est caché, masqué est révélé par la lumière. Le noir, l’ombre sont les complices de celle-ci. Lorsque la lumière est diffuse, donc sans direction précise, elle permet de voir sans distinction.

Au-delà de l’information perçue par notre système visuel, au-delà des aspects quantitatifs et techniques associés à l’éclairage, la lumière est une expérience. Expérience de l’éblouissement, de la pénombre, de la couleur, de la chaleur, jouant directement sur notre humeur, agissant bien au-delà de notre regard.

 

 

 


Saint-Perreux (56) |
chrisleguen.artiste56@gmail.com |
06 14 07 60 70|
www.chrisleguen-artiste-56.com

Portrait d’artistes : Martine Béchir

Martine BECHIR
Sculpteur en papier mâché

C’est à l’école supérieure des arts appliqués Duperré de Paris que Martine Béchir effectue sa formation, elle choisit l’option laque.

La laque, cette matière merveilleuse.

Martine Béchir la travaille tout d’abord à plat, puis se questionne sur le volume. Après avoir appliqué de la pâte à papier sur ses panneaux, cela ne lui suffit pas, les rondeurs lui conviennent mieux, et le papier aussi. Alors, elle le modèle et donne ainsi naissance à ses premières sculptures.

Quel plaisir pour elle de rouler, chiffonner, malaxer, modeler ce rejeté, pour donner vie à ses «Bestioles». Ces animaux oniriques, laqués de couleurs éclatantes, offrent aux spectateurs leur joviale bonhomie avec comme seul but, fournir un remède contre la morosité.

   

 

 


Rieux (56)
martinebechir@yahoo.fr | 06 89 20 01 52
martinebechir.blogspot.com
Facebook.com/martine.bechir 

Portrait d’artistes : Jocelyne Creusier

Jocelyne CREUSIER
Plasticienne

Jocelyne Creusier, originaire de Glénac est installée à La Gacilly depuis 1979. Après l’obtention de sa licence en arts plastiques, elle ouvre son atelier rue du Relais Postal. Ensuite, l’intérêt pour la transmission s’impose et elle choisit de prendre en mains la section littéraire et artistique du Lycée St Sauveur de Redon.

Elle travaille sur des papiers multiples, marouflés sur des plaques de métal ayant subi l’épreuve du temps et des intempéries (pluie). Ainsi la rouille devient un élément d’expression. La rencontre de l’eau, du papier, du métal, permet de visualiser le travail du temps, qui transforme l’aspect des choses. Les supports papier usés et détrempés accueillent un travail à l’aquarelle, il s’agit de croquis de nus d’atelier, qui sont réalisés très rapidement directement au pinceau chargé d’eau, avec un intérêt pour la transparence et la fluidité.

Sa démarche est basée sur le lâcher prise, la spontanéité. Il s’agit pour elle d’aller plus loin que le travail de représentation du modèle en donnant à lire l’expression du geste qui se libère et joue avec l’eau, la coulure, la tâche, l’accident. Ainsi les outils deviennent-ils les acteurs du sujet à part entière, l’étape de contrôle et de l’observation du modèle est remplacée par un ludique jeu d’eau libérateur, comme si l’œuvre était en perpétuelle gestation, inachevée, en mouvement, comme l’eau qui ruisselle…

Naissance de « Corps Aquarelle »


La Gacilly (56) | jocelyne.creusier@orange.fr | 06 72 50 23 65

Portrait d’artistes : Gianbattista Ferraglio

Gianbattista FERRAGLIO

Céramiste

Après plusieurs années dans l’atelier de Yoshimi Futamura en région Parisienne, il décide de s’installer dans le Morbihan à Rochefort en Terre en tant que céramiste professionnel, séduit par la beauté de la nature environnante et avec l’envie d’y avoir son propre atelier, de continuer ses recherches et en citant Cazeneuve « pour y faire de belles choses ».

Il explore les différentes possibilités qu’offre le cuivre. La cuisson Raku, qu’il a choisi pour son caractère spontané et expérimental, l’amène vers le turquoise (le Glaz breton qui désigne les couleurs de la mer) puis vers des Lustres Raku (Raku Flamboyant) et fait ressortir les multiples couleurs du cuivre.

La vague


Rochefort en Terre (56) | jb.ferraglio@gmail.com | 06 62 46 32 30 | www.ferraglio-ceramique.fr

Portrait d’artistes : O’d.

O’d.

Artiste plasticienne

Inlassablement, O’d. traque le mouvement du corps : les dessins sont rapidement exécutés, et le crayon virevolte encore plus vite que le corps ou la matière représentée, jusqu’à l’abstraction en tant que rendu pur de la sensation éprouvée par l’artiste dont seule la main est mobile.

Le travail de O’d. n’ est pas sans rappeler celui de Marcel Duchamp qui dit à propos de son « Nu descendant l’escalier » (1912) : « Cette version définitive du Nu descendant un escalier, peinte en janvier 1912, fut la convergence dans mon esprit de divers intérêts, dont le cinéma, encore en enfance, et la séparation des positions statiques dans les chronophotographies de Marey en France, d’Eakins et Muybridge en Amérique… » Ces dessins, pris sur le vif, prolongent encore leur mouvement à travers gravures, lithographies et vidéos en un univers décalé et fantaisiste.

Diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Quimper et d’un Master 2 multimédia à l’Université de Rennes, elle est graveuse à l’Atelier aux Lilas tenu par Raùl Velasco et Kristin Meller (Paris), exposante pour la Galerie Rouge 105 (Paris) et pour l’association des Ateliers de Ménilmontant puis des Ateliers de Belleville (Paris). Elle pratique aussi la peinture et la photographie.

 

Liquide II


Paris (75) |
https://cargocollective.com/siteOd
Instagram : @od_art_life et @atelierauxlilas_typo_estampe

Portrait d’artistes : Danielle Gabriel

Danielle GABRIEL

Maître verrier

Après avoir acquis quelques rudiments auprès d’un maître verrier, Danielle Gabriel s’installe dans son atelier pendant plusieurs années, afin d’y éprouver diverses techniques et mises en forme, pour finalement trouver sa voie où se mêlent le verre (compagnon ancestral) l’acier, le bois et indiscutablement une source de lumière.

Son projet porte sur une réflexion, un questionnement quant à notre devenir face aux bouleversements climatiques et sociétaux dont l’eau, cette ressource inhérente à notre existence propre, est un facteur incontournable. Souvent malmenée, elle se fait plus rare, et de ce fait, engendre plus que jamais des discordes, des convoitises, mais également des réflexions et actions communes pour sa préservation….l’eau qui divise et fédère…..

Ondée


Ploërmel (56) | gabymathon@gmail.com | 06 79 42 16 80 |
www.gabycreations.com
Facebook : Danielle Gabriel Atelier Gaby

Portrait d’artistes : Bruno Nahon

Bruno NAHON

Artiste peintre | Illustrateur

Après avoir exercé le métier de graphiste et illustrateur en freelance pendant près de quinze ans, il a souhaité développer un aspect plus personnel de son travail : depuis lors, il privilégie la partie artistique de son ancienne activité en se consacrant exclusivement à la peinture.

La Nature est l’objet de ses études, telle qu’elle nous est offerte : brute, saine, déformée, évolutive et magnifique ; le but n’étant pas de la sublimer, ce serait vain, mais de témoigner, de lui rendre hommage : de mettre en exergue sa beauté, ses formes, ses nuances et sa force.

Il y a encore peu de temps, il rendait compte des végétaux qui s’épanouissaient sous le soleil provençal. Oliviers, vignes succulentes et bien d’autres furent naturellement des sujets privilégiés, racines familiales obligent. Cependant, malgré ce lien très personnel, l’objet qui l’anime aujourd’hui lui tient encore plus à cœur. Bien qu’il soit toujours question de rendre grâce à cette Nature
qui nous entoure, il s’agit désormais de dénoncer celle que l’on détruit un peu plus chaque jour. Il offre donc modestement, par le biais d’une plongée dans les océans, leur faune et leur flore, le récit de cette possible gabegie. Si cela peut être le travail d’une vie, il espère que l’hommage, cette fois-ci, ne se fera pas à titre posthume…

Imbroglio


Saint Ouen (75) | 06 87 30 19 30
bahn16.wix.com/nb22
Facebook : NB@art.NahonBruno

Portrait d’artistes : Jonathan Bernard

Jonathan BERNARD

Sculpteur

Après des études d’histoire ancienne à Angers, sa rencontre avec un sculpteur en 1999 se révèle déterminante. C’est à ses côtés qu’il va se former à la taille directe. À la suite de cette expérience, il décide de laisser sa propre empreinte dans la matière. Son travail et son approche vont naturellement s’inscrire dans la continuité de son intérêt pour l’histoire. En effet, derrière ces deux disciplines, c’est la question du passage du temps qui nourrit son imaginaire.

Ainsi, « les matières premières » à travers lesquelles il s’exprime, le bois, la terre et la pierre sont des marqueurs de temps. Elles évoquent les saisons, les cycles immuables de la nature mais aussi la fragilité du vivant, son caractère éphémère.

©Charles Crié
Dépôts Carbonifères

 


Billiers (56) | 06 29 95 01 73 |
jonatanbe@hotmail.fr |
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