Portrait d’artiste : Maryline Le Gouill

Depuis qu’elle s’est engagée sur la voie des arts plastiques, Maryline Le Gouill a toujours dessiné, peint et modelé le corps humain. Diplômée des Beaux Arts d’Angers en 1990, elle s’engage sur le chemin de la Terre en 1999 et se perfectionne auprès de professionnels de
la céramique.

Etudier le modèle vivant est un exercice qui lui permet de travailler l’observation, le mouvement, l’anatomie, la lumière. La discipline du nu lui est devenue indispensable pour comprendre le corps humain jusqu’à trouver sa propre écriture et la matérialiser par le modelage. Elle transforme le corps en jouant avec les volumes. Ses sculptures d’argile s’étirent, s’élancent dans une verticalité exagérée.  Ses « Terres enfumées » nous parlent de paysage minéral et réconcilie l’humain et la nature.

portrait Maryline Le Gouill« La matière première que j’utilise est l’argile. Il est assimilé aux principes générateurs de la nature. Dans sa conception même, l’art de la céramique est symbole d’harmonie car il fait appel aux quatre éléments fondamentaux, la terre, l’eau, l’air et le feu. La terre fournit l’élément de base, d’origine minérale : l’argile. L’eau est le médium qui confère à l’argile sa malléabilité. L’air favorise l’élimination de l’eau par la lente opération du séchage. Le feu va opérer une transmutation spectaculaire du matériau d’origine en lui conférant de nouvelles propriétés : la dureté, la résistance à l’eau. Le feu s’empare de mes sculptures et les transforme en leur offrant leur aspect final. »

 

Formation en céramique, bronze, et gravure.

– Nombreuses expositions collectives et personnelles depuis 1993.

– Commande d’une série de 10 Carrés des « Ors Bleus » pour la Banque française du Commerce Extérieur de Nantes en 1996.

– Réalisation de 2 trophées pour la commune de Pont Saint Martin en 1993 et 1998.

– Achat d’une sculpture par le musée de la Briqueterie à Saint Brieuc en 2005.

Expositions régulières en galerie :

Nantes, Vannes, Paris, Quimper, Les Rosiers sur Loire, Vence.

Sculptures à l’étranger :

Italie, Angleterre, Allemagne, Belgique, Chine, Canada.

#broceliande

Portrait d’artiste : Gérald Svoboda

Quand nous avons demandé à Gérald Svoboda de se présenter sa démarche, voici ce qu’il nous a répondu :

« Vivre

Regarder autour de soi

Rencontrer des hommes et des femmes

S’émerveiller d’un mouvement, d’une attitude, d’une courbe

Essayer de traduire ses émotions dans un matériau malléable

Tenter de transmettre la sensibilité du modèle

Rechercher des matériaux pouvant enrichir les pièces créées

Oser présenter ces sculptures aux autres avec la seule volonté d’apporter un peu de beauté… »

Les mains dans la terre depuis 1977, après un stage de tournage avec Dominique Bajard à Villefranche-sur-Saône, il a fait beaucoup de poterie. Installé en 2003 en milieu rural , restaurant d’abord une ancienne ferme bressane, puis aménageant un atelier dans celle-ci, c’est le début d’une nouvelle vie et d’une aventure captivante. Inspiré par sa compagne, un premier corps naît entre ses doigts, début d’une longue série ! A partir de cette pièce, les essais de formes, de textures, de couleurs et de finitions vont aller en s’amplifiant. Aidé par son travail photographique, Gérald va partir à la recherche d’un idéal féminin avec ses courbes et ses volumes, les dévoilant ou les habillant de tenues rêvées, dans différentes dimensions.

Beaucoup d’influences , en partant de l’Antiquité grecque (fragments de corps comme des découvertes archéologiques) et donc passant aussi par la Renaissance italienne, jusqu’au monde de la mode actuelle. Les techniques de cuisson, les émaux, les matériaux ajoutés comme le verre ou le bronze, font partie intégrante de mes pièces et ne se limitent pas à des effets de décoration. Et la recherche se poursuit . . . Certains bustes sont déclinés en plusieurs versions, mais toujours différents et uniques.

Pas de message à faire passer, juste un regard servi par une matière élémentaire, une idée de la beauté . . .

portrait gérald svoboda

« Aidé de mes photos et de mes modèles, des sculptures féminines naissent de la terre. Celles-ci seront ensuite mises à sécher, puis cuites dans un four, vers 1 000°. Viennent ensuite la mise en couleur (oxydes métalliques, engobes, émaux, verre, bronze…) et les cuissons (traditionnelle, raku ou primitive) qui donnent vie à ces pièces.

 

 

La terre à sculpter ou à modeler.

L’air pour sécher les pièces.

Le feu pour les cuire, avec toutes les nuances possibles.

L’eau pour les refroidir et les révéler.

Et le cinquième élément, l’homme qui crée… »

#broceliande

 

Portrait d’artiste : Pomme Lestang

 

 

 

 

Son parcours de sculpteur/céramiste n’est pas l’aboutissement d’un apprentissage dans des écoles spécialisées mais plutôt la maturation suite à différentes rencontres aussi bien de personnes, de pays que de techniques. Lors de ses études supérieures en architectures des jardins dans les années 90, elle découvre pour la première fois les réalisations en volume, bien plus évidentes pour elle que les réalisations en plan qu’elle effectue pour le paysage. La terre lui parle et lui permet toutes les possibilités… qu’elle « fige et sublime» ensuite dans le bronze.

En 1994, elle s’installe en famille au Maroc et travaille pendant plus d’un an avec les potiers de Salé près de Rabat, où elle découvre le tournage et ses possibilités. Elle y fait ses premières expositions qui allient musiques et sculptures (elle est violoniste/altiste).

En 2006, Pomme suit son mari en Inde du sud, à Bangalore, et en profite pour suivre les cours des Beaux Arts de la ville, en auditeur libre. Elle découvre en parallèle les sculptures de rues pour les fêtes religieuses, toujours gigantesques, et très colorées.

De retour en France, elle envisage sérieusement de quitter son métier de paysagiste pour enfin se consacrer entièrement à la sculpture et la poterie, et pour monter son atelier personnel, ce qu’elle ne fera finalement qu’en septembre 2010. Entre temps, elle continue de se former, à la maison de la céramique de Dieulefit, et en travaillant régulièrement avec des potiers de la Drôme provençale, avec qui elle apprend notamment la technique de terre vernissée, tout comme la technique de raku.

portrait Pomme Lestang2

« J’ai longtemps travaillé mes sculptures en terre brut, pour ensuite les couler en bronze ou les patiner. Puis j’ai découvert l’émaillage au travers de la poterie utilitaire. J’ai donc commencé à mélanger les techniques, afin de tirer parti de chacune d’elle, comme le fait le sculpteur Dany Jung, avec qui j’ai commencé, qui façonne ses sculptures au tour puis les vernisse partiellement. Mais j’ai vraiment trouvé le rendu idéal avec la technique raku, dont le craquelé qui ressort à l’enfumage donne presque l’aspect du marbre. Fascinée par ce rendu noir et blanc très aléatoire, je m’amuse aujourd’hui à rajouter des touches de couleurs vives qui se prêtent bien à mes modèles de jeunes femmes assises, espiègles, dont les robes ou les coiffes attirent l’œil.

Mes recherches artistiques se concentrent actuellement sur différents thèmes :

les jeunes femmes assises dont la position du corps, l’expression du visage et la touche de couleur sont ma ligne directrice…

la représentation d’expressions fortes : comme mon adolescent sous son gilet, le cri, le droit à la parole etc.… mettre en forme des expressions courantes qui me parlent (avoir la langue bien pendue,… ), ou des images fortes aperçues dans des journaux

et puis, je laisse surtout libre court à mon imagination du moment !

Les expos :

Exposition à Rabat à la galerie Albane en 1994

Exposition collective à la mairie du 15ème en 1998

Nombreuses expositions privées à Paris et dans le sud de la France

et depuis l’ouverture de l’atelier de Nantes :

Salon des métiers d’art de Nantes le 2, 3 et 4 décembre 2012

Exposition collective « N’en faire qu’à sa tête » à La Gacilly en 2012

Galerie JJ Lebrun à Noirmoutier, du 14 au 21 juillet 2014

 

 

Art’cyclé(r) : un jour, une oeuvre…épisode 24

lilian peynaud

Diplômé d’architecture d’intérieur et designer, Lilian Peynaud a travaillé ces deux dernières années dans l’association Les Marchands de SABLE dont le but est de favoriser les matériaux de réemploi, l’upcycling et la revalorisation artistique, augmenter la durée de vie des objets ou les détourner, favoriser des matériaux et techniques moins énergivores. Aujourd’hui à son compte, il a créé grâce à la collaboration avec Les Marchands de SABLE le luminaire Ruskenn.

44200 Nantes
http://lesmarchandsdesable.free.fr

Un grand merci à Alain Epaillard, pour toutes les magnifiques photographies de cette série de publications !

Art’cyclé(r) : un jour, une oeuvre…épisode 23

Corinne utilise les vieux papiers, mais uniquement ceux qui sont destinés au rebut. Elle les récupère souvent sur les chantiers des maisons à restaurer, en les arrachant des murs où en les prenant  sur les étagères des placards. Des fragments lui suffisent. Son travail personnel mélange papier, textile, petits objets et époques. Une même œuvre mixe impudemment graphisme contemporain et publicités rétros.

Lucy Boureau travaille souvent le bronze qu’elle aime associer à d’autres matériaux tels que l’ardoise, le bois, la céramique, l’acier et le cuivre. Elle apprécie le travail d’argile pour sa plasticité et utilise les textiles pour leurs couleurs et texture. Ses personnages pourtant en bronze paraissent légers avec leurs mouvements qui défient les lois de l’équilibre.
Corinne et Lucy ont fait appel à de nombreuses petites mains, sans qui l’œuvre n’existerait pas. Un grand merci à elles, tout particulièrement à Thierry Lopin de Polyform à Inzinzac-Lochrist et à Gérard Alexis notre maître soudeur.

Corinne Thomazo – 56400 Pluneret corinne.thomazo@wanadoo.fr
Lucy Boureau – 56400 Auray – http://lucyboureau.com

corrine thomazo

Photographie Alain Epaillard (tous droits réservés)

Art’cyclé(r) : un jour, une oeuvre…épisode 22

jerome moulin

« Tout se (re)crée parce que tout se transforme »
Le recyclage est une affaire de matière et d’usage qui suivent l’évolution de la société. Le déchet (de consommation ou de production) devient ressource pour une nouvelle fonction, un besoin. Jérôme Moulin est designer. Il aime tester la matière pour en connaître les qualités, l’essence. A partir de l’objet obtenu, nous lui donnons une évidence, une simplicité formelle pour un usage précis.

72350 Chevillé
http://www.moulin-id.fr

Photographie d’Alain Epaillard (Tous droits réservés)

Art’cyclé(r) : un jour, une oeuvre…épisode 21

Isabelle Teste est modiste, formée aux techniques traditionnelles. Après avoir travaillé pour le théâtre et différentes maisons parisiennes, elle crée sa propre ligne de chapeaux utilisant des matières détournées comme le bullpack et les sacs plastiques pour en faire des bobs de pluie originaux. Peu à peu, elle va consacrer la majeure partie de son activité artisanale et artistique à redonner vie aux matières abandonnées. Dans ses mains, les sacs plastiques deviennent des capelines, des robes ou des décors végétaux en hommage à la nature malmenée.

Elle présente ici une série de photographies réalisées par Marion Pinoges, mettant en scène certaines de ses créations en sacs plastiques réutilisés. S’inspirant de certains portraits africains sur fond d’objets récupérés, elles ont réalisé ensemble des images unissant la matière première, les sacs plastiques, et les objets issus du réemploi de ces sacs.

Paris
http://www.isabelle-teste.com
https://fr-fr.facebook.com/MarionPinogesPhotographe

marion pinoges

Coup d’oeil d’Alain Epaillard (tous droits réservés) sur le travail d’Isabelle et de Marion.

Art’cyclé(r) : un jour, une oeuvre…épisode 20

Tout Prend Racine est né de la rencontre entre le savoir-faire du charpentier Jeff CHEMINEL, et la conscience écologique de la technicienne environnement Floriane DANET. Le bois est une matière vivante noble et chaleureuse, agréable à travailler. Les souches torturées sont une source d’inspiration intarissable, souvent considérées à tort comme un déchet. Le travail commence par une recherche, puis une lutte, le premier nettoyage permet d’ôter la terre et les cailloux, puis vient le tronçonnage. La matière révèle un nouvel aspect, la mise en valeur peut  ainsi débuter. Une racine, une branche ou un panneau de souche intrigue et la conception est lancée. Le bois est l’élément principal, il est ensuite associé à un travail sur métal ou autre avec l’ardoise ou la pierre. Chaque pièce est unique et permet une appropriation puisque chacun peut laisser son imagination divaguer…

35330 St Séglin
http://toutprendracine.fr
http://www.toutprendracine.fr

Table basse.jpg

Art’cyclé(r) : un jour, une oeuvre…épisode 19

D’une pratique « domestique » apprise dans l’enfance (tricot et crochet), nourrie également par une tradition familiale de réutilisation des matériaux, Laurence Couraud a exploré l’univers de la maille en allant chercher dans la matière et la couleur la source de son inventivité. Depuis, elle a pu élaborer des effets de surface et de volume en jouant librement avec un vaste répertoire de points. Elle met en œuvre ce vocabulaire plastique original pour des maisons de haute couture, dans la recherche appliquée et dans sa production personnelle.

laurence couraud

44300 Nantes
http://www.laurence-couraud.fr

Photographie d’Alain Epaillard, tous droits réservés.

Art’cyclé(r) : un jour, une oeuvre…épisode 18

Stéphanie BOUVIER-DREANO, Créatrice d’accessoires textile

Après avoir travaillé dans le commerce, la communication et l’infographie, Stéphanie Bouvier-Dréano a repris des études de mode en 2005. Depuis 2007, elle crée des accessoires de mode en textile dans un univers rétro sous la marque « L’insupportable Stf* ». Son nom est tiré d’une citation d’Oscar Wilde : « Pourquoi être assommant alors qu’en faisant un petit effort vous pourriez être insupportable ». Sa démarche créative est d’associer des matières anciennes ou recyclées à des matières contemporaines achetées localement. Le textile est la base de toutes ses créations qu’elle aime associer à d’autres matières. Ses productions sont empreintes de nostalgie et évoluent dans un univers rétro mais résolument ancré dans la tendance actuelle. Ce petit patrimoine est commun à chacun de nous et elle choisit de l’utiliser dans ses créations pour que l’on ne l’oublie pas. A long ou moyen terme, ces trouvailles sont vouées à disparaître.

steph bouvier dreano

35440 Dingé
http://l-insupportable-stf.fr

Focus sur les accessoires de l’Insupportable Stf*, Alain Epaillard (tous droits réservés)