Portrait d’artiste : Gérald Svoboda

Quand nous avons demandé à Gérald Svoboda de se présenter sa démarche, voici ce qu’il nous a répondu :

« Vivre

Regarder autour de soi

Rencontrer des hommes et des femmes

S’émerveiller d’un mouvement, d’une attitude, d’une courbe

Essayer de traduire ses émotions dans un matériau malléable

Tenter de transmettre la sensibilité du modèle

Rechercher des matériaux pouvant enrichir les pièces créées

Oser présenter ces sculptures aux autres avec la seule volonté d’apporter un peu de beauté… »

Les mains dans la terre depuis 1977, après un stage de tournage avec Dominique Bajard à Villefranche-sur-Saône, il a fait beaucoup de poterie. Installé en 2003 en milieu rural , restaurant d’abord une ancienne ferme bressane, puis aménageant un atelier dans celle-ci, c’est le début d’une nouvelle vie et d’une aventure captivante. Inspiré par sa compagne, un premier corps naît entre ses doigts, début d’une longue série ! A partir de cette pièce, les essais de formes, de textures, de couleurs et de finitions vont aller en s’amplifiant. Aidé par son travail photographique, Gérald va partir à la recherche d’un idéal féminin avec ses courbes et ses volumes, les dévoilant ou les habillant de tenues rêvées, dans différentes dimensions.

Beaucoup d’influences , en partant de l’Antiquité grecque (fragments de corps comme des découvertes archéologiques) et donc passant aussi par la Renaissance italienne, jusqu’au monde de la mode actuelle. Les techniques de cuisson, les émaux, les matériaux ajoutés comme le verre ou le bronze, font partie intégrante de mes pièces et ne se limitent pas à des effets de décoration. Et la recherche se poursuit . . . Certains bustes sont déclinés en plusieurs versions, mais toujours différents et uniques.

Pas de message à faire passer, juste un regard servi par une matière élémentaire, une idée de la beauté . . .

portrait gérald svoboda

« Aidé de mes photos et de mes modèles, des sculptures féminines naissent de la terre. Celles-ci seront ensuite mises à sécher, puis cuites dans un four, vers 1 000°. Viennent ensuite la mise en couleur (oxydes métalliques, engobes, émaux, verre, bronze…) et les cuissons (traditionnelle, raku ou primitive) qui donnent vie à ces pièces.

 

 

La terre à sculpter ou à modeler.

L’air pour sécher les pièces.

Le feu pour les cuire, avec toutes les nuances possibles.

L’eau pour les refroidir et les révéler.

Et le cinquième élément, l’homme qui crée… »

#broceliande

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s