C’est avec l’encre et l’aquarelle que Michelle Quélard s’est d’abord exprimée.
Les effets de transparence inhérents à ces techniques l’amènent progressivement à s’intéresser à l’eau forte et surtout à l’aquatinte qui offrent tous les possibles en matière de textures et dégradés. La gravure en taille douce lui permet, en effet, d’obtenir des rendus nuancés…
…Ses gravures, entre figuration et abstraction, se nourrissent de sensations, d’impressions, de ressentis… Dans ce monde de suggestions et d’évocations telles des rêveries poétiques, le temps est suspendu, retenu bien qu’animé, dépouillé sans pauvreté… Elle joue délicatement avec la richesse de la gamme des gris… La vive clarté est rarement utilisée au profit d’une vibration entre ombre et lumière dans un jeu de nuances et dégradés. Les vides et les pleins s’opposent, se complètent. Ils assurent la respiration nécessaire à une déambulation dans ces horizons, paysages ou rivages, bords de mer ou autres univers….
…Les gravures de Michelle Quélard dévoilent parcimonieusement, pour laisser libre cours à l’imaginaire, aux voyages, aux rêves.
La vie professionnelle d’Alexandre Doucet est faite d’expériences diverses toujours en lien avec la matière et son environnement. Il débute par l’apprentissage de la chaudronnerie, puis de la mécanique automobile. Passé la trentaine, après plusieurs années dans les monuments historiques comme poseur de pierre, l’artiste passe un autre CAP en ébénisterie. En 2009, il créé son entreprise spécialisée dans la facture d’instruments de musique d’Afrique de l’Ouest. Pendant près de 6 ans, cela est le coeur de son activité.
Alexandre crée des sculptures depuis 2015. Son retour au métal a sonné comme un rappel à ce qui lui était fondamental. Son apprentissage adolescent avait été une réelle révélation. Il pratique aujourd’hui plusieurs savoir-faire, voyageant du bois au métal jusqu’au bronze. Sa démarche se nourrit de sa propre réflexion sur la vie humaine, ses épreuves et sa puissance résiliente. Ses sculptures jouent des équilibres et des vides pour laisser jaillir la lumière. Elle symbolise une échappée, un élan et une projection vers l’avenir. C’est au soir tombé que l’espoir apparaît. Du coeur, la flamme prend de l’ampleur. Elle transcende et sublime l’espoir. Ses projections deviennent poésie. Les motifs gravés déclinent ces rugueux instants qui rendent plus singuliers, plus forts, plus vrais.
L’association de la lumière au métal constitue un choix fondamental. Ce dernier, rigide et froid, travaillé au plasma et à main levée, épouse ces fragilités avec souplesse. La lumière, évanescente et source de chaleur, affirme quant à elle une puissance salvatrice.
La Passerelle à La Gacilly a le plaisir de vous proposer l’exposition « Ombres et Lumières » avec les artistes Anaïs Frébeau, Paulina Okurowska et Alexandre Doucet
L’ardoise gravée, l’ardoise coupée, collée, taillée, triée, recyclée. La relation presque amoureuse de la main de l’artiste mosaïste d’origine polonaise avec la tuile de couverture typiquement bretonne dure depuis plus de 10 ans. Chaque nouveau projet repousse encore plus les limites de l’utilisation et de la sublimation de ce schiste et va bien au-delà de la mosaïque contemporaine.
Entre les projets de décoration intérieure et des oeuvres uniques et singuliers, des panneaux muraux ou de installations, Paulina Okurowska centre toute sa démarche technique et esthétique autour de ce matériau si particulier.
Diplômée d’ENSAAMA Olivier de Serres, lauréate de la Fondation de la Banque Populaire pour les Métiers d’art, l’artiste collabore essentiellement avec des galeristes et des collectionneurs en France et à l’étranger.
La Passerelle à La Gacilly a le plaisir de vous proposer l’exposition « Ombres et Lumières » avec les artistes Anaïs Frébeau, Paulina Okurowska et Alexandre Doucet
Formée en graphisme à l’école Pivaut à Nantes, Anaïs Frébeau crée autour du papier pendant 12 ans en fondant un atelier de papeterie revendu en 2021 pour laisser place à la peinture avec plusieurs expositions en Loire-Atlantique. Un travail graphique abstrait autour de collages, peinture acrylique et techniques mixtes tout en lumière et douceur, inspiré des formes et couleurs de la nature, apaisant et inspirant.
Artiste intuitive et instinctive, elle colle là où son regard se porte et la toile se construit d’elle-même l’emmenant vers des chemins toujours différents… Papiers chinés et tissus naturels s’accumulent pour un jeu de transparences et de matières que révèle la peinture…
La Passerelle à La Gacilly a le plaisir de vous proposer l’exposition « Ombres et Lumières » avec les artistes Anaïs Frébeau, Paulina Okurowska et Alexandre Doucet
À l’occasion de sa programmation annuelle, La Passerelle procède à un appel à projet pour tous les professionnels métiers d’art qui souhaitent participer à la thématique suivante : « Art est Mouvement ».
LA PASSERELLE, service culturel de l’Oust à Brocéliande communauté, valorise l’expression artistique toute l’année avec une programmation composée d’expositions, d’actions pédagogiques, d’ateliers de sensibilisation… Véritable lieu vivant consacré aux arts plastiques et aux Métiers d’Art, La Passerelle souhaite proposer une lecture des savoir-faire locaux, régionaux, nationaux et internationaux.
À l’occasion de sa programmation annuelle, le dernier trimestre est réservé aux Métiers d’Art avec la mise en place d’une exposition thématique présentant les créations répondant au présent appel à projet.
La Passerelle procède à un appel à projet pour tous les professionnels métiers d’art qui souhaitent participer à la thématique suivante : « Art est Mouvement ».
Que le mouvement soit physique, symbolique, matériel ou immatériel, concret ou abstrait, le mouvement doit être ressenti dans chaque projet proposé. Quel que soit l’univers, la matière, la technique, les oeuvres présentes à cette exposition devront emmener le visiteur pour une danse, une balade, un voyage, un frissonnement, une vibration, une émotion.
Votre objectif est entre autres, de présenter des oeuvres qui répondent à la thématique générale « Art est mouvement » en intégrant 3 axes :
La matière : tous matériaux souple ou solide : textile fixe ou flottant, les éléments naturels (air, eau, terre), le verre, la mécanique (ex : boite à musique, automate…), la lumière, le son (création sonore évolutive), le papier, le métal et le bois (ex : suspension mobile), la photo (ex : chronophotographie), …
La créativité : la fabrication, la réflexion, la transmission, la collaboration, le partage, l’innovation, la qualité, l’esprit ludique, utilitaire et fantaisiste…
La symbolique : le mouvement, le geste, la composition ou la décomposition d’un mouvement (ex : sur un instant T), instant sonore ou silencieux en mouvement, la répétition, la spirale, le dynamisme, la gestuelle, la lenteur, la vitesse…
La Présentation des oeuvres réalisées seront exposées du 14 octobre au 30 décembre 2023 à La Passerelle – La Gacilly (56).
Vous êtes intéressés ?
Faites-nous parvenir votre dossier avec une présentation obligatoire de :
votre activité (une dizaine de lignes maxi)
votre démarche (une dizaine de lignes maxi)
votre projet (une dizaine de lignes maxi)
4-5 visuels du projet proposé (dessin 2D ou 3D, ou photo JPG haute définition300dpi) sur support numérique (envoi par mail)
Les défraiements envisagés
Et tous les éléments permettant au jury de se prononcer.
Votre réponse à notre appel à projets doit nous parvenir au plus tard le 15 mai 2023 par courrier ou par mail à : LA PASSERELLE De l’Oust à Brocéliande Le Bout du pont – 56200 La Gacilly lapasserelle@oust-broceliande.bzh
Retrouvez tous les détails concernant l’appel à projets dans le document ci-dessous :
Née en 1965 en Bretagne, Fabienne Le Pajolec s’est toujours passionnée pour les activités manuelles, les arts plastiques et l’artisanat d’art. Concevoir des objets et les façonner de ses mains pour réaliser des créations à l’identité affirmée sont pour elle une source d’épanouissement. Elle s’est initiée à diverses activités artistiques avant de découvrir la mosaïque contemporaine, art qui l’a totalement «fascinée».
En 2015, l’artiste décide d’entreprendre une reconversion afin de se consacrer pleinement à sa passion. En 2016/2017, elle suit une formation de mosaïste d’art contemporain. Cet apprentissage lui permet d’explorer sa sensibilité artistique et de maîtriser les différentes techniques traditionnelles. En 2020, elle enrichit ses connaissances par un stage innovant de dix-huit cours relatifs aux «Curiosités techniques de la mosaïque contemporaine».
Fabienne le Pajolec taille la pierre et le verre artisanal à la marteline (marteau en demi-lune) sur un taillant, outils déjà utilisés dans l’antiquité romaine. La découverte de ce savoir-faire ancestral a été pour elle un véritable coup de coeur.
Chaque tesselle (fragment de marbre, verre…) ainsi taillée et ajustée constitue la base artistique de ses oeuvres. Par leur agencement, l’artiste crée des rythmes, des mouvements et des formes. Par leurs textures et couleurs, elle donne de la profondeur à ses oeuvres.
La richesse des matières (marbre, granit, schiste, pierres fines, dalles et émaux de verre, cristal, or, argent…) lui permet de donner libre cours à sa fantaisie et à sa créativité. L’artiste aime jouer avec la lumière, les reflets, mélanger des matériaux, rechercher des contrastes, créer des volumes pour tendre vers une unité pleine d’harmonie et d’élégance.
Originaire du Golfe du Morbihan, dont les couleurs et la lumière l’ont toujours émerveillée, Fabienne Le Pajolec puise son inspiration dans la nature, les sentiments, l’imaginaire et la poésie. Elle crée des oeuvres murales contemporaines en rupture avec la mosaïque « décorative ». Elle revisite cet art millénaire par des expérimentations nouvelles, des recherches esthétiques plus actuelles en y ajoutant son expression personnelle.
Jeux de contrastes, jeux de lumières, jeux de tons, jeux d’effets, jeux de regard, jeux de toucher, jeux de coups, jeux de caresses, jeux de douces violences sensuelles, jeux de mains entre supports et matière.
Privilégier le vrai plutôt que le beau. Ignorer la Forme pour donner corps et âme au Fond, une raison d’être, une existence passée, présente, future. Ecrire son histoire…
Diplômée de l’école Estienne avec félicitations en 1999, Hélène Limousin, après des études d’art et de reliure, s’installe à Cholet en 2003 comme relieur et doreur d’art. Elle réalise des reliures traditionnelles classiques et contemporaines. Elle développe des techniques se voulant inventives dans leurs formes (reliures démontables) leurs matières (cuirs travaillés, papiers végétaux, os), pour s’adapter au mieux aux contenus des livres confiés (gravures, documents, littérature, poésie…).
Egalement plasticienne, elle écrit et met en scène ses textes sous forme d’objet ou de tableaux. Une autre façon pour Hélène de créer et d’expérimenter les matériaux et les formes, en sortant le texte de sa forme livre en feuillets.
Photographe indépendant, Christian Houeix réside à Séné sur les bords du golfe du Morbihan. Après avoir oeuvré sur les arbres et la fumée d’encens, Christian s’est intéressé à la pierre et plus spécialement aux différentes roches présentes sur les côtes bretonnes.
Il recherche en parcourant le littoral, formes et couleurs qui pourraient potentiellement faire apparaître une paréidolie par symétrie en post-traitement. Dans ce processus, il est guidé par l’intuition et l’imagination.
Lors de cette quête il lui arrive aussi de trouver des créations purement naturelles qui ne nécessitent aucun procédé car le temps et la nature ont déjà opéré. Il lui suffit alors de choisir le bon cadrage et le bon angle, ou alors simplement quelques filtres de couleurs tout en respectant au mieux les teintes originales.
Depuis sa plus tendre enfance, Amélie Vogel est guidée par l’expression artistique sous toutes ses formes : musique, théâtre vivant, arts visuels… Avec le temps, elle se spécialise dans le domaine de la peinture contemporaine. Elle partage à présent son temps entre création et enseignement artistique. Ses oeuvres sont exposées en France et à l’international (Allemagne, Suède, Danemark). A l’ère de l’Anthropocène, il est urgent de s’inspirer du vivant pour mieux percevoir notre rapport au monde. Fascinée par la Nature, Amélie Vogel observe sa complexité, sa fragilité et tente de traduire le flux de ce mouvement perpétuel qui, imperturbable, nous traverse et nous échappe. Avec sa nouvelle série « Les Possibles », l’artiste se laisse guider par la matière et les mouvements naturels de la peinture (projections, coulures, fusions…) : elle écoute les possibles, les éphémères et tout ce qui «pourrait être». Ainsi, jouant de la lumière et des transparences, elle fait apparaître des volumes et des formes, comme autant de trésors en mutation perpétuelle, qui possèdent leur propre principe de vie. Ses oeuvres uniques sont réalisées en techniques mixtes (encres, acryliques, huiles…), du petit au grand format.