A La Gacilly, La Passerelle est un espace dédié à l’art créant émotions et partage entre les artistes et le public.
La Gacilly
La Gacilly est un village situé dans le Morbihan (56). Village d’Yves Rocher, ses petites rues fleuries ont vu naître des échoppes d’artistes et d’artisans. Depuis quelques année, on peut également y découvrir le Festival Photo où de grandes photos sont exposées sur les murs de la ville. La Gacilly, est également traversé par la rivière de l’Aff, où les plaisanciers peuvent naviguer jusqu’au Canal de Nantes à Brest.
Joey Brusquet est un sculpteur contemporain français né en 1993. Il vit et travaille dans le Finistère.
Ses sculptures explorent des dynamiques d’attraction, de tensions, d’équilibres, de flux et de rotations. L’artiste travaille le métal avec finesse et légèreté, créant des formes organiques qui semblent appartenir à un temps suspendu.
Mélangeant l’acier, le bronze, le bois, le béton et la dorure, ses œuvres nous révèlent un univers poétique et onirique. L’incisif y rencontre le volatil, la gravité y côtoie le mouvement, dévoilant des contrastes de matières et de lumière subtils et hypnotiques.
Formée à diverses techniques traditionnelles (laque, dorure, sgraffito), Héloïse Robin concentre ses recherches sur la couleur, sa stratification, sa puissance vibratoire.
Ses compositions se focalisent notamment sur le paysage et les formes naturelles, topographiques ou végétales. À l’utilisation d’une palette chromatique intense, l’artiste allie une douceur formelle, dans la souplesse des transitions colorées et dans les gestes qui leur sont associés : ponçage, estompage. En fabriquant ses supports en bois, enduits au blanc de Meudon, elle ancre sa pratique dans une attention aux matières, une tradition du faire issue de la laque traditionnelle.
À travers ses peintures et ses installations, Héloïse Robin compose une topographie flottante, hors sol. Son travail interroge notre rapport au vivant, explore les tensions entre présence et disparition, fragilité et permanence, et la matière dont nous reconnaissons, honorons, ou au contraire dénions notre interdépendance avec les écosystèmes.
La Passerelle à La Gacilly a le plaisir de vous proposer l’exposition « En Suspension ».
Du 17 janvier au 8 mars 2026
Nourris par les formes de la nature et les paysages qui les entourent, Héloïse Robin et Joey Brusquet créent des œuvres végétales et organiques qui semblent appartenir à un temps suspendu.
La verticalité et la légèreté des œuvres d’Héloïse Robin invitent le regard à s’élever, créant une sensation d’équilibre entre densité et légèreté. Les découpes précises réalisées à la main par Joey Brusquet renforcent cette impression de fluidité et d’harmonie, donnant naissance à des formes délicates et vibrantes.
Gratuit.
Ouvert le mercredi et vendredi de 14h à 17h Ouvert le samedi et dimanche de 14h à 18h
Formée à diverses techniques traditionnelles (laque, dorure, sgraffito), Héloïse Robin concentre ses recherches sur la couleur, sa stratification, sa puissance vibratoire.
Joey Brusquet est un sculpteur contemporain français. Ses sculptures explorent des dynamiques d’attraction, de tensions, d’équilibres, de flux et de rotations.
Après des études à l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Arts (Paris) dans l’atelier sculptures et objets métal (diplômé en 1996), Laurent Cadilhac commence sa vie professionnelle dans le monde du cinéma et du théâtre.
L’envie de mener un travail plus artistique déclenche une migration vers le grand ouest avec l’installation en 1999 d’un atelier collectif Rouillegorge sur le port de pêche de Douarnenez (29) qui lui permet des réalisations personnelles et collectives. En 2004, le collectif achète et investit une ferme encore un peu plus à l’ouest dans le Cap Sizun où pendant 10 ans l’artiste poursuit son travail du volume et du métal.
En 2015, c’est en famille qu’il construit son nouvel atelier et lieu de vie sur les bords de Loire à Saint-Etienne de Montluc (44).
Là entre ciel et marais, Laurent Cadilhac travaille la matière et dessine ses objets : sculptures, objets de spectacles, objets du quotidien, architectures, installations…
Ces différents champs d’expérimentation se croisent et nourrissent ses recherches personnelles, résonnent dans des projets collaboratifs ou des « commandes » atypiques.
Ces objets sont avant tout un travail de dessin et de volume qui prend corps par le modelage du métal sous la flamme du chalumeau et les coups de marteaux. Parfois en mouvement, souvent en équilibre, mélangées avec du bois, de la terre, monumentales ou de tailles modestes, ses sculptures (re)cherchent la fragilité, les vibrations du vivant. Le monde aquatique, le ciel, les marais, l’estran, le végétal, l’homme/ animal, l’animal/sauvage sont autant les matières premières que les sources inspirantes pour ses pérégrinations artistiques.
La Passerelle à La Gacilly a le plaisir de vous proposer l’exposition « Acier et Caetera ».
Du 15 novembre au 28 décembre 2025
L’ acier est central dans le travail de Laurent Cadilhac. Ce matériau brut, puissant et léger à la fois lui permet de modeler des formes épurées, de révéler les vides, de mettre en mouvement des mécaniques fragiles, poétiques. Ce métal si intimement lié à l’anthropocène dessine alors des mondes vivants, vibrants et propose un « récit » ouvert pour chacun et chacune. Le monde aquatique, le ciel, les marais, l’estran, le végétal sont autant les sources inspirantes de ses créations que des matières premières glanées qu’il façonne avec l’acier. L’exposition se présente à travers différentes séries, différentes échelles, des mises en ombre, en lumière…
Gratuit.
Ouvert le mercredi et vendredi de 14h à 17h Ouvert le samedi et dimanche de 14h à 18h
Voilà des années que Sylvie Errard Douilllard arpente ce chemin singulier et qu’elle explore, questionne, réveille, entre l’ombre et la lumière, ce qu’il y a au fond d’elle. L’artiste crée en tirant un fil d’Ariane. Dans sa valise, sa formation de sociologue, sa sensibilité créative, artistique, ouverte, présence au monde. Sur le chemin, il y a cette étape essentielle de quatre années passées à Lugano, en Suisse. Autour d’elle, montagnes et solitude. Dans le silence des grands ciels et des sommets, elle a affiné le lien avec la part de lumière et de paix en elle.
Elle existe en chacun de nous, elle est l’Etre que l’on est lorsque l’on a ôté ce qui nous est superflu. Sylvie Errard Douillard y puise sa source créative, elle en fait surgir un monde poétique et sensible, elle sculpte, elle dessine, elle brode, elle guette la poésie, elle témoigne. Lorsqu’elle crée, elle transmet ce qu’elle ressent de l’invisible en nous, autour de nous, et elle s’adresse au cœur et à l’âme. Elle invite à revenir à l’instant présent, à la poésie du vivant.
À la lisière de la sculpture, Cloé Rousset tricote, ligature, crochète, brode, raccommode de grandes pièces, et elle emmaillote à l’infime et façonne de précieux bijoux textiles. Ces matières ont un caractère précieux car elles sont le fruit d’heures passées sur un ouvrage antérieur, survivantes, elles portent la patine de nombreuses histoires. Entre continuité et étrangeté, cette façon de faire célèbre l’instabilité et la fragilité de l’existence.
À petite échelle, l’artiste brode sur des images qu’elle collecte, des photographies, des récits de vies, elle aime mettre en valeur des histoires intimes et des vies invisibles. Les fils de broderie à l’aiguille viennent prolonger les images, gommer parfois les présences masculines, couronner les portraits de femmes, parler de possession amoureuse, faire apparaître des liens de sororité, raconter les désirs étouffés… À l’échelle du corps et de l’espace publique, Cloé Rousset fabrique des spectacles de cirque où le textile occupe une place sur mesure, au sein du Collectif Aurita.
Depuis le printemps 2023, la Compagnie jouent le spectacle “Étoffer la Nuit”, duo mêlant trapèze, chant lyrique et broderie monumentale.
Marjeane vit et travaille dans le Nord du Béarn. Elle milite pour une poétique des fils. Elle tisse et liane. Elle explore les territoires du sensible, du très familier et de l’inconnu, de l’in tranquille et du joyeux, du mutique et de l’ouvert. Cette exploration passe par le travail de la forme. Elle ne cherche pas la belle forme mais ces sentiers de fils qu’elle dessine entre lianes et tissages, forment un domaine emmêlé, où les lianes bouleversent l’idée du délicat, invitent au sauvage, à la course libre, à la célébration intense du vivant.
La formation de mécanicienne de Lucie Renaud-Gamache s’est glissée dans son travail artistique. Elle compose des tableaux qui s’animent…Des boites à musique… De petites scènes qui chuchotent, murmurent, ronronnent, couinent, cliquettent, grincent, claquent…
Ces œuvres commencent souvent par un objet trouvé chez un antiquaire… une brocante…un vide-greniers… La matière lui parle.
En parallèle de sa création de boîtes à rêver, elle compose des tableaux où la texture des matériaux la guide : jouets de plastique, petits soldats, perles, caillou, bois flotté…
Les histoires sont moqueuses… poétiques… ironiques… toujours joyeuses !
La Passerelle à La Gacilly a le plaisir de vous proposer l’exposition « S’accorder ».
Du 5 avril au 18 mai 2025
L’exposition « S’accorder » met en scène et en dialogue les broderies de Sylvie Errard Douillard et de Cloé Rousset ainsi que les possibles qui émergent de la rencontre entre les deux brodeuses.
Lucie Renaud-Gamache avec ses machines animées et poétiques vient ponctuer d’un tempo léger, joyeux, invitant au jeu, ce dialogue qui s’élève. Et lorsque les sculptures aux mille fils de Marjeane croisent celles de fils de laiton de Sylvie Errard Douillard, il faut alors lever les yeux, se redresser, élever le regard, prendre son ticket pour une échappée…
Gratuit.
Ouvert du mardi au samedi de 9h30 – 12h30 | 14h – 18h Ouvert dimanche de 14h à 18h